Beaucoup de personnes arrivent avec une phrase très semblable : « j’ai toujours cru que j’étais paresseuse, désordonnée ou peu constante ». Elles passent des années à faire deux fois plus d’efforts pour arriver au même point que les autres. Et un jour, en lisant quelque chose ou en écoutant quelqu’un, elles se reconnaissent.
Le TDAH ne concerne pas que les enfants. Une méta-analyse publiée en 2021 dans le Journal of Global Health estime qu’environ 2,6 % des adultes dans le monde ont un TDAH présent depuis l’enfance. Si l’on compte tous les adultes qui ont des symptômes nets, le chiffre monte à 6,8 %. Cela représente des centaines de millions de personnes.
Chez les femmes, il arrive souvent tard. Une étude portant sur 900 adultes, présentée en 2025 au congrès européen de neuropsychopharmacologie (ECNP), a montré que les femmes recevaient leur diagnostic environ cinq ans plus tard que les hommes, alors que leurs symptômes avaient commencé au même âge. Au moment du diagnostic, elles avaient davantage d’anxiété, de dépression et d’usure.
À quoi cela peut ressembler au quotidien
- Vous commencez beaucoup de choses et avez du mal à les terminer.
- Vous perdez vos clés, vos rendez-vous ou le fil d’une conversation.
- Vous décrochez quand quelque chose vous ennuie, mais vous pouvez passer des heures sur ce qui vous passionne sans voir le temps passer.
- Vous avez souvent l’impression d’être en retard.
- À l’intérieur, beaucoup d’autocritique.
Rien de tout cela, à lui seul, ne constitue un diagnostic. Il faut pour cela une évaluation attentive, qui revienne aussi sur votre histoire depuis l’enfance.
Se comprendre change les choses
Mettre un nom dessus ne règle pas tout, mais apporte souvent un soulagement : ce qui ressemblait à un défaut personnel a une explication. Et il existe une aide qui fonctionne. Une méta-analyse de 2017 portant sur 32 études a montré que la thérapie cognitivo-comportementale réduit nettement les symptômes du TDAH chez l’adulte, y compris par rapport à des groupes témoins.
En séance, nous travaillons sur des stratégies concrètes pour votre quotidien, et aussi sur la partie émotionnelle : les années à vous sentir « trop » ou « pas assez ».
Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, nous pouvons en parler calmement lors d’une première séance gratuite.


